• Fidèles à eux-mêmes, les journalistes de ce pays (et des autres) ont l'esprit d'investigation et de déduction toujours en éveil et affûté.

    M. Jean Lesieur en apporte (dans un torchon hebdomadaire quelconque) une preuve supplémentaire, qui écrit que : « La politique américaine en matière de lutte contre les maladies mentales doit être mise en cause dans ces tueries. Pour beaucoup d'observateurs, c'est même là un problème essentiel. »

    Nous voilà d'accord avec beaucoup d'observateurs !

    Continuons cependant (on ne sait jamais) : « Il est beaucoup plus facile de trouver un fusil qu'un psychiatre dans ce pays […]. »

    Ah… ainsi donc le manque de psychiatres est à l'origine de cette tuerie…

    Le docteur Ken Duckworth, directeur de l'Alliance nationale contre les maladies mentales, l'affirme du moins, et le professionnel de l'information qui rapporte ses propos — aussi fidèlement qu'un chienchien la baballe — de continuer, « il est urgent d'approfondir le débat sur la santé mentale dans les pays développés. Selon l'OMS, les maladies mentales y auront dépassé, avant 2020, le cancer et les affections cardio-vasculaires comme cause de mortalité. Or, on n'y consacre que 2 % des budgets de recherche ».

    En effet, que 2 % des budgets de recherche ! alors même que du même coup cette maladie passe devant le cancer et les maladies cardio-vasculaires, et devient de fait la première cause de mortalité !

    La première cause de mortalité, c'est tout à fait possible… mais non à cause de la maladie, mais de sa prise en charge chimio-médicamenteuse…

    Pour M. Lesieur, en revanche, le manque présumé de psychiatres, et donc de prise en charge, et donc de traitement des malades présumés, est et sera à l'origine d'une mortalité accrue des malades mentaux. Ou par les malades mentaux ?…Voilà ce que M. Lesieur ne nous précise pas.

    Veut-il dire qu'en l'absence de prise en charge les malades mentaux vont mourir prématurément et\ou qu'en l'absence de prise en charge le nombre de morts imputables aux malades mentaux va aller croissant ?…

    Quoi qu'il en soit, M. Lesieur, comme ses pairs, est rompu à l'art de l'inversion des causes et des conséquences et, avec un art consommé de la manipulation, fait passer les premières pour les secondes, et les secondes pour les premières, et — je dirai même plus — vice versa.


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  • « Un homme suspecté d'avoir blessé un psychiatre à l'arme blanche, mercredi dernier à Audincourt (Doubs), s'est présenté au commissariat de Strasbourg (Bas-Rhin) dans la nuit de vendredi à samedi. […]

    Selon la déposition du psychiatre, qui a porté plainte, l'individu est entré dans son cabinet avec une arme blanche et s'est précipité sur lui en disant : Vous les psys, vous allez payer ! Il s'agit d'un patient que le docteur avait connu quand il était médecin-chef d'un service psy à l'hôpital de Montbéliard. »


    Le suspect connaissait donc bien la victime (!), et, sans connaître l'historique de leur relation, on peut subodorer que ses griefs étaient des plus fondés à son égard… Cependant, en attendant que son souhait se réalise, et qu'ils payent, c'est lui, ce patient, présenté comme s*** naturellement, qui va payer. Pour en arriver à de telles extrémités, il a déjà dû payer, mais ils vont maintenant lui faire payer un prix tel qu'il ne risque pas de récidiver.



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  • « Une femme de 24 ans s’est jetée par la fenêtre au 18e étage d’un immeuble, alors qu’elle se trouvait au cabinet de son psychiatre […].

    "La victime est morte sur le coup, on a retrouvé la tête et le corps séparés", a indiqué une source policière. »

     

    Les psychiatres voient des gens dissociés partout, leur tâche consistant alors à les réassocier (le taux de réussite n'a pas encore été communiqué), mais il arrive aussi qu'ils dissocient eux-mêmes leurs patients. Dans l'exercice de cette dernière tâche, ils sont d'une efficacité incontestable, des statistiques et des faits sont là pour en témoigner, en l'occurrence.

     


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  •  

    ► Il manque de médicaments : il fait la poule.

    ► Elle prend des médicaments : elle caquette.

    Au vu de l'ensemble des élements qui précèdent, l'esprit synthétique conclura que le « manque de médicaments » est plus lourd de conséquences (il fait la poule, elle se contente de caqueter), et donc légitimement plus sévèrement réprimé, que la « prise de médicaments ».

    Partant, l'esprit synthétique, désormais éclairé et averti, ne manquera pas de prendre ses médicaments, attendu que, s'il s'avisait d'interrompre cette prise, les conséquences seraient lourdissimes.

    Pour autant, cette prise, note Me Rougelin, a été « la cause d'un certain dérangement » chez sa cliente. Ça alors. Il doit y avoir un malentendu, ces substances sont expressément indiquées pour remédier à certains dérangements. 

    Se pourrait-il (je prends les précautions qui s'imposent, conditionnel et tout le toutim) qu'ils en produisissent d'autres, des dérangements, ou, pis (mais je n'ose pas même avancer une si grossière supputation), qu'ils en fissent poindre là où il n'en préexistait point ?… (Que d'idées tordues mais qu'on me pardonne je manque de médicaments.)


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  • « Je sais ce que c'est »…

     

     

    « Je sais ce que c'est »

     Variations autour du progrès (du point de vue d'un usager…)



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  • C'est le moment… d'y entrer !

     

    Les asiles ouvrent leurs portes les 15 et 16 septembre

    Aujourd'hui : le progrès (mais pourquoi ces points de suspension ?…)

    Et demain : peut-on imaginer encore plus de progrès ?… N'est-on pas arrivés au maximum
    des progrès réalisables, peut-on encore faire mieux ?!

     

     

    Les asiles ouvrent leurs portes les 15 et 16 septembre

     Une combinaison comme tant d'autres, bien chaude assurément, car bien couvrante

     

     

    Les asiles ouvrent leurs portes les 15 et 16 septembre

     On peut y ajouter un petit paletot si on a encore froid.

     

     

    Les asiles ouvrent leurs portes les 15 et 16 septembre

    Quelques accessoires indispensables pour égayer l'ensemble

     

     

    Les asiles ouvrent leurs portes les 15 et 16 septembre

    Le patient se réveille sans douleurs, on n'arrête pas le progrès.

     

     

    Les asiles ouvrent leurs portes les 15 et 16 septembre

     Il y aura toujours des ennemis de la modernité.

     

     

    Les asiles ouvrent leurs portes les 15 et 16 septembre

    Ça balance pas mal à Paris.

     

     

     Les asiles ouvrent leurs portes les 15 et 16 septembre

     Puis vinrent, grâce à des Français [un coq chante], les progrès qui engendrèrent
    une « véritable mutation thérapeutique » [un ange passe].

     

     

    Les asiles ouvrent leurs portes les 15 et 16 septembre

    Ça se fête !

    (Pour le 60e anniversaire, qu'ont-ils prévu ?)

     

    Les asiles ouvrent leurs portes les 15 et 16 septembre

     Ça ne peut pas faire de mal.

     

     

    Les asiles ouvrent leurs portes les 15 et 16 septembre

    28 morts et disparus en 360 ans d'existence, qui dit moins ?

     

     

    Les asiles ouvrent leurs portes les 15 et 16 septembre

    Un tunnel, de la lumière au fond, ça rappelle furieusement quelque chose.

     

     Qui a donc dit qu'en entrant il fallait abandonner toute espérance ?…

     


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  • (article en construction permanente)Faites vos jeux (rien ne va plus)

    Entre le tribunal et le casino, le citoyen lambda se demande sans répit — en se prenant, comme d'autres avant lui, la tête entre les mains — quelle est la différence. On peut avancer, même sans y aller à tâtons, qu'au tribunal assurément le hasard seul préside à la destinée des prévenus, tandis qu'au casino le doute plane toujours à ce sujet (quand bien même j'ignore à quoi ressemble un doute en train de planer).

     

    « L’agresseur de Santeny est jugé sain d’esprit »

    « Le mis en cause a été vu par un psychiatre qui a estimé qu'il n'était pas irresponsable »

    « Une première expertise psychiatrique a conclu qu'il était atteint de "schizophrénie paranoïde", et donc irresponsable pénalement, et une seconde qu'il était sain d'esprit. Le tribunal d'Oslo a reconnu l'extrémiste de 33 ans comme responsable de ses actes »

    « Jusqu’au bout, sa défense, portée par trois voix, a tenté de faire valoir une irresponsabilité pénale que quatre des sept psychiatres qui l’ont examiné ont d’abord établie. »

    « Les experts psychiatres sont restés en désaccord, au procès, sur la capacité de discernement d'Andy qui a été examiné par trois collèges de praticiens depuis trois ans.

    Deux collèges avaient conclu à l'abolition totale ou partielle du discernement, tandis qu'un troisième avait estimé, à la fin de l'instruction, que l'adolescent était totalement responsable. »

     


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  • (Mais non, mon gros bêta, / S'ils en avaient, ils marcheraient !) 

    « Reste à savoir si Anders Breivik a agi seul » se demandent candidement les journalistes — corporation de gens corrosifs et perspicaces. Je prendrai la peine de leur répondre.

    Qu'ils sachent que M. Breivik n'y est absolument pour rien, tout le mérite en revient, une fois encore, aux médicaments, ayons au moins l'élémentaire correction de leur rendre cette justice.



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  • Grégory Sauvage a été condamné à quinze ans de réclusion criminelle, pour avoir tué Jean-Christophe Jonas — de deux coups de hache, notamment. Grégory Sauvage a tué Jean-Christophe Jonas, c'est un fait, mais un autre fait, tout aussi déterminant, semble avoir été omis ou oblitéré par la cour. 

    Selon l'avocate générale, Grégory Sauvage ne bénéficiait d'« aucune excuse ». Hum, regardons-y de plus près.

    Grégory Sauvage n'a pas un dossier à charge, pas un passé de criminel ni même de délinquant à la petite semaine. Il n'a jamais été violent envers qui que ce soit, nous dit-on. « Non violent, serviable, généreux ». Exempté de service militaire après avoir déclaré son aversion pour les armes. Personne ne s'explique ce « passage à l'acte », ce « déchaînement de violence ». Il avait bu mais, quand il buvait, il était « encore plus gentil, encore plus doux ». Alors ?…

    La presse régionale hasarde timidement un mot, lâché par des témoins : « schizophrène », on pressent déjà le danger ! Mais c'en est un autre qui a retenu mon attention.

    Un autre ne pouvait échapper à un œil averti : « médicaments ». Sans plus de précision. Grégory Sauvage avait consommé des « médicaments ». On ne nous en dit pas plus, mais ce n'est en effet pas nécessaire.

     


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  • 1. Le journaléatoire

    Il est établi que l'homme ne vaut pas cher et qu'une vie humaine a ma foi bien peu de valeur, mais nous en avons désormais la confirmation (même si des esprits chagrins pourraient être tentés de faire des distinctions tatillonnes entre valeur, coût et prix).

    Même, on connaît maintenant le prix précis d'une vie humaine. Grâce à Tepco. Et autant le révéler tout de suite, sans plus de chichis, de détours ou de circonlocutions : 3 500 €, maximum. C'est-à-dire que ça dépend quand même des vies, et on ne peut pas faire dans le détail, mais la crème vaut pour sa part 3 500 € (2,3 millions d'anciens francs).

    Quoi qu'il en soit, si l'on a des velléités de suicide, c'est le moment d'en profiter (quoique une nouvelle occasion — à proximité, de surcroît — pourrait se présenter très prochainement). J'ignore cependant si les heureux élus seront dédommagés des frais de déplacement engagés, et si les éventuels orphelins seront pris en charge, comme ils le sont au Bélarus.

    Là-bas, où l'on trouve le record d'Europe du taux d'avortement, les rejetons de l'absinthe sont placés à l'asile (tandis que leurs géniteurs, s'ils n'ont pas encore trépassé, sont traités, avec l'aide des Occidentaux, pour leur radiophobie), notamment dans le fameux établissement de Novinski.



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  • « Le problème, c'est que ceux qui ne devraient pas faire d'enfants en font à la chaîne, et que ceux qui n'en font pas... sont ceux qui devraient en faire. »

    Cap'tain Watson

    Je voudrais compléter cette citation du capitaine. Si, en effet, ceux qui ne devraient pas en faire en font à la chaîne, il reste que, si ceux qui n'en font pas en faisaient, ils deviendraient du même coup ceux qui ne devraient pas en faire. D'où il ressort — on en revient toujours au même point — que, le problème, c'est encore et toujours ceux qui en font.



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  • 1. Le journaléatoire

    Il s'agit du premier commandement. Un Lyonnais l'a enfreint mais, heureusement, ce crime ne restera pas impuni, puisque son auteur (pour lequel il n'existe pas de mots assez durs) « a été transporté à l’hôpital psychiatrique du Vinatier ».

    Il s'agit d'un autre abattoir, dans lequel quelque 2000 aliénés ont été exterminés pendant l'Occupation. « 20,57 % des malades en 1940, 32,28 % en 1941, 41,98 % en 1942, 20,60 % en 1943, 21,44 % en 1944 » y ont péri de cachexie, selon Lemoine.

    « On parle d'une femme qui mange du tissu : “tout se mange”, opine une autre malade. »

    Aujourd'hui, à quelle cadence les aliénés y sont-ils exterminés ? Je ne dispose malheureusement pas des chiffres.

    http://www.leprogres.fr/jura/2011/03/28/l-homme-qui-a-arrete-l-abattoir-de-lons-interne

     


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  • Plus que jamais les eaux deviennent amères ; et, ce n'est plus le Dniepr, c'est l'océan.

    8.9 et le tiers des créatures qui étaient dans la mer et qui avaient vie mourut […].

    8.10 Le troisième ange sonna de la trompette. Et il tomba du ciel une grande étoile ardente comme un flambeau et elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux.

    8.11 Le nom de cette étoile est Absinthe ; et le tiers des eaux fut changé en absinthe, et beaucoup d'hommes moururent par les eaux, parce qu'elles étaient devenues amères.

    9.18 Le tiers des hommes fut tué par ces trois fléaux, par le feu, par la fumée, et par le soufre […].

    9.20 Les autres hommes qui ne furent pas tués par ces fléaux ne se repentirent pas des œuvres de leurs mains […].

    Ils ne se repentirent pas !

     

    “Drinking strictly prohibited, water polluted” (Pit strogo vospreshchayetsya, voda zagryaznena). While working at the sovkhoz, he did not approach the Techa, because the river bank was a prohibited area.

    Rapport de février 1961 de la CIA, relatif à la catastrophe de Kychtym

     


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  • À Thorigny-sur-Marne, Gérard a été « drogué avec un n*** prescrit à sa fille pour des troubles du comportement ».

    Si Gérard était l'auteur, direct ou indirect, de ladite prescription, il ne faudrait pas qu'il s'étonnât aujourd'hui que sa propre progéniture ait cherché à le tuer, ni qu'elle ait à cette fin dépêché un exécutant chargé de l'achever à coups de batte de base-ball.

    Las, il n'y sera pas parvenu, et on fera encore une fois le procès d'une innocente, quand il faudrait faire le procès d'un laboratoire, d'un « thérapeute » et d'une série d'institutions étatiques.



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