• Chroniques autour de la normalité — chap. II

    Quand on rompt un long silence, il faut que ce que l'on va dire en vaille la peine, car ce sera d'autant plus remarqué que le silence aura été long. Je n'ai rien à dire, du fait de mon aphasie et du fait qu'il n'y a positivement rien à dire, mais je me lasse de voir toujours la même page et je ne voudrais pas augmenter encore la durée du silence, qui me le rendra encore plus ardu à rompre. Je le romps sans raison, comme d'autres rompent le pain.

    Il y a deux choses en ce monde, les événements et la façon dont on les appréhende. Ce qui fait la « vie » comme ce qui fait le vécu, ce ne sont pas les événements, c'est la façon dont on les appréhende. C'est ainsi qu'un voyage autour de sa chambre est bien souvent plus riche que n'importe quelle pérégrination, aussi lointaine fût-elle.

    La façon d'appréhender les événements ressortit à la psyché et relève assurément de l'« inné ».


    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :