• Le pis de l'État

    La population aime être prise en charge, elle a p2. Variations sur le thème de l'enfermement en soiris ce pli, elle ne peut plus être autonome, émancipée, elle est entourée, dorlotée, bichonnée, choyée par l'État, avec son consentement (peu éclairé, il est vrai, mais elle ne souhaite pas l'être), elle croit ainsi être dans son intérêt, elle se fourvoie, elle s'aliène (mais que ne ferait-on pour son confort).

    L'État prend en charge sa naissance (à l'Assistance publique) ; de plus en plus tôt l'État s'emploie à l'éduquer sous forme communautaire (avec l'Éducation nationale), kolkhozienne ; le logement, ou kolkhoze, est fourni par l'État ; ce dernier prend en charge sa santé (avec la Sécurité sociale), rendant l'individu, qui n'en est plus un, malade dès avant sa naissance, faisant circuler une infinité de poisons dans le placenta, puis dès la naissance par une pléthore de toxiques (vaccins, biberons, etc.), particulièrement de neurotoxiques. Ce n'est pas un hasard. Il s'agit de préparer le futur citoyen, de le préparer physiquement, chimiquement, mentalement, spirituellement, intellectuellement à son statut d'aliéné.

    C'est une population étatisée. C'est l'égal de la prise en charge médicale, c'est le retour en arrière, dans le système reproducteur — tellement laid —, l'État devient le cocon protecteur, maternel, paternel. Le père-mère, diraient les débiles, i. e. les psychanalystes.

    La population n'est pas mature, elle ne peut même plus vouloir l'être.

    Ce doivent être les paradoxes des relations entre victime et bourreau, otages et preneur d'otages, l'ambivalence est omniprésente, on fait les yeux doux, mamour, à celui qui opprime.

    Comment aller vers le progrès quand on ne peut s'affranchir de l'État, comment être jsutement critique envers ce dernier quand on est pour tout dépendant de lui et sous sa paternelle tutelle. C'est impossible, le progrès ce serait l'anarchie, mais l'État est toujours plus présent, toujours plus tentaculaire, incontournable dans la vie de tous les jours.

    L'État n'a 2. Variations sur le thème de l'enfermement en soiaucun intérêt à ce que les citoyens soient pensants, ils pourraient remettre en question sa légitimité, il lui faut des gens inoffensifs, des gens moyens, qui se contentent de ce qu'il leur alloue, il lui faut des citoyens toujours plus dépendants, il s'assure ainsi de leur soumission et de leurs éternelles reconnaissance et loyauté. Il est leur père et leur mère, leur fin et celui qui fut dès l'origine.

    Être infantilisé, déresponsabilisé, pris en charge, vouloir l'être toujours plus, ne pas penser par soi-même, ne pas prendre ce risque, ne pas avoir d'idées, se contenter de clichés. Être le petit enfant de l'État protecteur. C'est l'équivalent de l'amour parental. Amour qui fait du bâtard ainsi aimé un fat, sûr de soi, vain, orgueilleux, vide. Le ratage total. Le fruit des entrailles fumantes et nauséabondes maternelles. Si l'on ne rejette pas toute cette triperie on aurait mieux fait d'y rester.

    « Tu es née dans la merde. » Voilà des paroles d'une rare justesse d'une mère à sa fille. Un éclair de lucidité sûrement. Nous sommes nés dans la merde, ce n'est pas ce qu'il y a de plus glorieux. Avec le relâchement des sphincters, nous y retournerons tôt ou tard, autant dire que rien ne nous définit mieux que cette spécificité coprophile.

    On ne critique pas la main secourable qui nous nourrit. Le nouveau-né peut haïr, vomir sa génitrice, il est bien obligé de se pendre à son pis.

    Vient tout de même un moment où il doit se révolter ; dans toutes les cultures on retrouve un rite de passage à l'âge adulte, toutes les cultures, sauf la nôtre… On fait l'impasse sur ce rite puisqu'on nous invite à rester dans l'enfance, à ne jamais nous révolter, à ne jamais vouloir briser sa chaîne, il faut que les modèles se reproduisent, il faut que les humains reproduisent le modèle et qu'eux-mêmes se reproduisent, c'est la condition sine qua non de la pérennité du système.

    Un système qui repose sur la reproduction… de soi et de soi-même.

    Vouloir plus d'État c'est vouloir toujours plus d'assujettissement, d'esclavage, de chaînes. On en redemande. Et il nous conforte, alloue une pension à ceux qui seraient tentés d'esquisser un commencement de mouvement de révolte.

     


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