• Un dangereux s***

    Il faut mettre la population en garde contre la dangerosité des s*** sous l'emprise de n***. Ces gens-là sont dangereux !

    Cela dit, ces deux mots associés — a priori plutôt pour le pire —. ce groupe nominal duquel on ne peut rien retrancher ne peut pas pour autant s'affranchir des chiffres, des statistiques, des données objectives. Ces données indiquent que les « malades mentaux » sont à l'origine de bien moins de meurtres que les normopathes, alors il serait de bon ton de ne plus s'attacher aux rumeurs, aux on-dit, aux clichés, aux préjugés. Mais j'entends la facilité, je l'entends d'autant mieux que c'est une facilité qui m'est familière.

    Facilité, stabilité, on se rassure. C'est une ligue aussi, une coalition, contre un inconnu, toujours inquiétant, alors on se serre, on serre les rangs pour ne pas le laisser s'infiltrer. Exclure l'autre parce qu'il est l'autre, mais avant tout le faire autre, pour pouvoir l'exclure.

    Certaine substance psychotrope stupéfiante systématiquement administrée à tout présumé s*** a le don de transformer icelui en monstre. Il tombe sous le sens qu'on ne peut raisonnablement laisser sortir ledit monstre, on ne peut l'admettre au sein de la cité — bien que grande soit notre tolérance. Il s'agit de légitimer a posteriori l'enfermement décidé a priori (prophylactique ?…), c'est la grande peur dans la montagne.

    C'est tout l'intérêt de ces molécules : faire, créer le monstre. Un monstre biochimique. Animé d'irrésistibles pulsions, meurtrières le plus souvent. Et la boucle est bouclée. Il est dangereux, il faut l'enfermer, camisole chimique, qui le rend effectivement dangereux. On arrête le « traitement », situation de sevrage insupportable, il ne fallait pas le laisser sortir, on reprend le traitement…

    Bis repetita.

    La question c'est combien de temps encore va durer la mode de ces molécules — de première, deuxième, douzième génération, qu'importe ? Combien de temps va-t-il falloir attendre avant qu'elles n'aillent à leur tour enrichir les archives poussiéreuses des traitements psychiatriques cruelo-archaïco-délirants ? Parce que plus d'un demi-siècle d'âge cela fait déjà beaucoup pour un traitement psychiatrique. D'autant qu'une bonne douche est toujours plus bénéfique.

    Un dangereux schizophrène


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